********************************Je hère ici tel un zombi... Il me semble que cela sera infini...********************************
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« Marcher ensemble, sauter ensemble c'est parfait
Tomber ensemble, mourir ensemble c'est parfait »
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Je ne sais plus comment avancer, comment poursuivre ma triste route. J'ai perdu les moindres notions importantes. Les notions de la vie. Je me suis arrêter là, brusquement, je ne sais toujours pas si je pourrais repartir un jour. J'ai perdu le conducteur, cet individu si cher à mon coeur. Je me retrouve seule, prise au dépourvus, triste, ne savant plus par où recommencer. Mais je ne veut rien faire. J'attache ma ceinture afin demeurer à cet emplacement, certes qui me fait souffrir, mais qui me rapporte de merveilleux souvenirs. J'attends, j'attends simplement, peut être reviendra t-il un jour. Quand je m'y attendrais le moins certainement. Il avait peut être tout simplement besoins d'aller vérifier quelque chose quelque part. Je regarde le paysage, le vois évoluer au cours des jours et des nuits qui s'écoulent lentement. Mais hélas toujours rien à l'horizon. J'allume la radio, pour capter, peut être, un minuscule sos, un murmure, un signe. Et sans l'ombre d'une seconde je sortirais de cet enclos, et parcourais la route, quelque soit la distance, quelque soit les obstacles. Pour le moment j'écoute ces mélodies qui me parle tant, que je peux enfin déchiffrer. J'augmente sans cesse le volume en prenant le risque de me couper du monde, de devenir sourde. Je ne quitte toujours pas la route du regard, je suis hanté par toi jour et nuit, je scrute en avant, sur les cotés, en arrière, afin d'apercevoir, pourquoi pas, un détail qui me redonnerait le courage de t'attendre ici. J'ouvre parfois ma portière, hésitante, un moment de relâchement, mais je ne sort aucun membre de cet abris de métal et préfère la referme d'un geste brusque. Je veux attendre encore un peu. La nuit je saisie toujours cette même lampe qui se trouve à mes cotés et éclaire cette route sinueuse. Il me verra sûrement mieux comme cela. Si il est perdu, égaré, il suivra cette lueur. Cette sangle qui me sert de ceinture me creuse d'heure en heure, elle appuie sur cette cicatrice, sur ma cicatrice, si grande, si profonde que je possède toujours. Elle représente ma souffrance. Mais elle est la seule qui me relie encore à toi. Un lien invisible. Contrairement à d'autre je ne souhaite pas la recoudre. Non. J'y pose simplement délicatement une compresse. Ainsi je ne la vois plus. Mais elle ne cicatrisera donc pas. Je prends ce risque, je ne veux pas quelle disparaisse, et quelle remporte tout avec elle. Elle me picote, je change alors cette compresse imbibée de sang et en me retrouvant face à elle, je retombe, je succombe à nouveau après seulement quelque jours de fausse tranquillité. Elle est toujours aussi rouge et profonde. Je la recouvre à nouveau précipitament pendant un temps que je sais indéterminé. Je succomberais encore la prochaine fois. Et encore et encore. Je le sais. Après tout cette souffrance me permet de penser à toi. Alors je l'accepte plus facilement dans mon quotidien. Je dors la plupart temps et rêve. N'a ton pas l'impression que le temps passe plus vite ainsi ? Seul les rêves sont encore à la hauteur. Mais je ne perds pas espoir pour autant. Après tout il ne faut jamais dire que l'espoir est mort. Sa ne meurt pas, l'espoir. Je ne ressens plus aucun manque, ni la faim ni la soif. Je peux tout à fait vivre sans. J'attends toujours, j'aperçois parfois de ci de là une ombre au coin d'un tournant qui se cache. Est ce toi ? Ou encore un de ces mirages.
J'ose alors enfin passer la tête en dehors...